[communiqué de presse] C’est pas la fin du monde….

Dans son dernier rapport du troisième trimestre 2019, le groupe “maisons du monde” déclare d’entrée :

“Maisons du Monde a réalisé un nouveau trimestre de croissance solide, avec une progression à deux chiffres de ses ventes en ligne et à l’international, démontrant la solidité du modèle économique et de la stratégie dominicale du Groupe.”

L’enseigne bisontine ne profite pas de ce développement et va fermer ses portes le 4 janvier 2020.
Le 12 juillet dernier, nous lisions sur macommune.info un commentaire d’une des responsables de la boutique : 
« Nous ne savons pas vraiment pourquoi le magasin va fermer. Peut-être qu’il coûte trop cher. Les autres boutiques se portent bien ailleurs”.

S’il est toujours désolant de voir un commerce fermer, notamment pour ses conséquences sociales, cette fermeture doit nous interroger sur l’avenir du commerce de proximité dans le contexte actuel de crise écologique et sociale.

Le début d’un nouveau monde ? 

Quel doit être le rôle de la ville dans la prévention de ces fermetures et à défaut, sur la reprise d’activité ?
C’est sur cette dernière question que Besançon Verte et Solidaire lance le débat et propose une piste de réflexion.

Quand une fermeture n’est pas due à un problème économique, on pourrait imaginer la reprise du bail par la municipalité pour une mise à disposition ou location à un ou plusieurs artisans locaux travaillant dans le même domaine, sous condition de s’engager dans une démarche socialement et écologiquement responsable. Ceci afin de permettre une relocalisation de l’économie à l’échelle du territoire en créant ou maintenant des emplois connectés à la reprise de l’activité.

Dans le cas de “maisons du monde”, où nous tenons à marquer notre solidarité et notre soutien aux salarié·es licencié·es, une reprise sous la forme évoquée plus haut pourrait permettre de maintenir les emplois et d’en créer de nouveaux sur le territoire.

Pour un territoire écologiquement et socialement résilient, nous pensons que l’Economie Sociale et Solidaire (ESS) doit être un levier à activer le plus vite possible et ne doit évidemment pas être cantonné à des reprises d’activité. Il faut promouvoir cette nouvelle économie, et nos propositions vont dans ce sens :

  • Créer des coopératives d’activité et d’emploi (CAE) pour favoriser le développement de l’ESS et introduire des économies d’échelle pour lutter contre le gaspillage du capital : services mutualisés, bureaux ou locaux de stockage collectifs
  • Embaucher un.e expert.e en reprise d’entreprise au niveau intercommunal pour accompagner et soutenir les salariés pour la reprise d’entreprises, notamment en Société COopérative de Production (SCOP)
  • Maintenir et défendre les subventions aux associations (contrats aidés, subventions départementales et régionales) et aux entreprises de l’économie sociale et solidaire (SCOP…)
  • Créer un label pour valoriser et favoriser l’implantation de produits, artisans et petites industries locales
  • Favoriser l’essor et la pérennité de la Pive, monnaie locale complémentaire comtoise.

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