[communiqué de presse] Une élection n’est pas une formalité administrative

Edouard Philippe annonce ce jour un second tour des élections municipales le 28 juin prochain (tout en précisant que c’est une décision réversible). Pour que la campagne ne soit pas « un facteur de circulation du virus », il faudrait « privilégier les campagnes numériques ». Or, une élection ne se résume pas à l’organisation d’un jour de scrutin. Une élection est la possibilité pour les citoyen·nes d’être informé·es des diverses offres politiques, de débattre, de faire porter leur parole ; une campagne doit permettre d’entraîner la conviction.  Or nous savons toutes et tous que les campagnes numériques ne touchent que par cercles de proches.

L’exécutif continue une fuite en avant suite à son « péché originel », à savoir le maintien du premier tour en pleine épidémie, alors que tous les signaux d’alarme étaient au rouge. L’abstention avait été importante le 15 mars dernier. Qu’en sera-t’il si le deuxième tour a lieu le 28 juin, quand un sondage indique que seul·es 27% des Français·es sont favorables à cette date ? Quelle sera la représentativité d’une telle élection ?


Et comment avoir confiance en ce gouvernement, qui depuis le début de cette crise n’a cessé de montrer son improvisation, son incompétence et s’est distingué par des mensonges répétés notamment concernant les masques (inutiles, obligatoires, jamais en pénurie…) ? La tenue de ce second tour dans de telles conditions pose de réels problèmes démocratiques.

Une élection ne devrait jamais être une formalité administrative à accomplir au plus vite.

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