Programme municipal de « Besançon verte et solidaire »

Préface

Ce programme est issu des nombreux ateliers programmatiques entamés il y a plus d’un an, des rencontres et auditions que nous avons pu faire avec les acteurs/actrices de terrain. Il est aussi issu des nombreuses contributions déposées sur notre plate-forme collaborative.

Ce programme ne prétend pas à l’exhaustivité. Il est un point d’étape de la réflexion collective que nous avons eue, et à laquelle vous avez peut-être contribué. Il sera complété par les multiples contributions que vous pourrez retrouver sur notre site

Ce programme est à l’image de notre liste : ouvert, citoyen, populaire, social et écologique !

Introduction

Besançon ville verte, Besançon ville solidaire, Besançon ville citoyenne, c’est autour de ces trois axes que nous vous proposons d’écrire avec nous, une nouvelle page pour notre ville.

Nous proposons de renouer le fil d’une tradition sociale rompue ces dernières années. Besançon ville de Victor Hugo et de Joseph Proudhon, ville de la lutte des LIPs ou de la Rhodiacéta, est aussi la ville où fut inventé l’ancêtre du RMI. Nous remettrons l’humain au cœur de nos politiques. Nous ferons de Besançon une ville qui protège ses habitant·e·s de la misère et de la précarité, une ville qui protège les Bisontines et les Bisontins des politiques toujours plus inégalitaires menées au niveau national.

L’urgence climatique nous oblige :2020 sera le dernier mandat pour le climat, après quoi il sera trop tard. 50 à 70 % des leviers d’action pour lutter contre le dérèglement climatique se situent à l’échelon local. Par la planification écologique, la gratuité des transports en commun, la préservation des espaces naturels et la revégétalisation des quartiers, par la réorientation de l’économie locale vers des technologies durables… nous ferons de Besançon une ville qui protège ses habitant·e·s des conséquences du réchauffement climatique.

Pour mettre en place ce programme ambitieux, nous vous proposons d’entrer avec nous au Conseil municipal. Par le référendum d’initiative citoyenne, avec l’ouverture d’une maison du peuple, vous pourrez participer directement aux décisions. Nous mettrons en place la transparence des votes sur tous les sujets et un référendum permettant de révoquer les élu·e·s. Dans tous les quartiers, les conseils citoyens et d’habitants seront enfin écoutés.

Urgence sociale, urgence écologique, urgence démocratique, c’est à ces trois défis que notre liste, soutenue par l’ensemble des signataires de notre appel citoyen et par la France Insoumise, souhaite s’attaquer.

I. Une ville de Besançon à ses citoyennes et citoyens !

1. Redonner le pouvoir aux bisontines et bisontins !

Parce que la démocratie, ce n’est pas consulter seulement les habitant.e.s tous les 6 ans lors des élections, nous ferons de Besançon un lieu démocratique de l’implication citoyenne. Les habitant.e.s seront les véritables acteurs de la décision politique tout au long du mandat.

Nous refonderons la démocratie locale

  • Convoquer une Assemblée Constituante municipale dès le début de mandat, pour redéfinir avec les citoyen·nes, en coopération avec les différentes instances de démocratie participative existantes les règles démocratiques.
  • Mettre en place un RIC local (Référendum d’Initiative Citoyenne), dont les modalités de fonctionnement seront débattues dans le cadre de l’Assemblée constituante (notamment pour la question du seuil de déclenchement). Les décisions prises par le RIC seront appliquées.
  • Créer un forum citoyen, grâce aux outils numériques, pour permettre des débats, des consultations afin d’élaborer la politique municipale avec les habitant·es

Nous serons des élu·es exemplaires

  • Instaurer le référendum révocatoire à mi-mandat, pour permettre aux habitant·es de révoquer les élu•es qui trahiraient leurs engagements.
  • Publier les votes des élu·es sur tous les sujets abordés en Conseil Municipal.
  • Publier les agendas et rencontres effectuées par les élu·es.

Nous favoriserons l’organisation de contre-pouvoirs citoyens

  • Mettre en place une ou des assemblées citoyennes indépendantes, dont les modalités de mise en place seront fixées par l’assemblée constituante, qui seront chargées d’exercer un contrôle populaire de la politique communale.
  • Respecter les règles de la démocratie participative et informer/consulter/associer réellement les habitant·es sur tous les grands projets (notamment d’urbanisme), depuis la conception jusqu’à la mise en œuvre
  • Garantir un véritable contrôle citoyen de la gestion des services publics locaux, notamment en ouvrant la commission consultative des services publics locaux (CCSPL) à toutes les associations et aux citoyen.nes qui le souhaitent.

Nous ouvrirons de nouveaux lieux d’expression et d’implication citoyenne

  • Ouvrir une Maison du Peuple sur le site de Saint-Jacques, pour permettre aux citoyen.nes de se réunir, débattre, s’organiser.
  • Multiplier les lieux de débats dans différents espaces public afin de réfléchir collectivement aux problématiques écologique, sociologique et politique de notre territoire.

2. Défendre les biens communs

Nous souhaitons restaurer la souveraineté des Bisontines et des Bisontins, préserver et étendre les biens communs, les services publics, refuser l’emprise du privé, et l’ubérisation de nos vies.

Nous protégerons la ressource en eau, bien commun de l’Humanité, avec une meilleure qualité et un accès garanti à tou·te·s.

  • Mettre en place une co-gestion de l’eau dans le cadre de la régie publique, pour permettre l’implication des citoyen.ne.s par l’accès au Conseil d’Administration avec voix délibératives
  • Garantir la gratuité de l’accès au compteur d’eau et aux mètres cubes d’eau nécessaires à la vie
  • Instaurer une tarification progressive et différenciée selon les usages (professionnels, domestiques, administratifs) et les mésusages (confort, luxe)
  • Instaurer des règles pour que toute construction nouvelle dispose d’une citerne d’eau pour arroser le jardin, les plantes…
  • Installer des toilettes sèches publiques (en ville, le long de la véloroute…)
  • Installer des récupérateurs des eaux de pluie pour le nettoyage des rues, l’arrosage des plantations municipales et des jardins collectifs
  • Définir de nouveau « bon;s et vastes » périmètres de protection des captages des sources et rivières

Nous protégerons les biens communs à Besançon

  • Annuler les arrêtés anti-mendicité. L’espace public et les rues sont les derniers biens communs de ceux et celles qui n’ont plus rien.
  • Définir un nouveau plan pour les forêts, qui composent 30 % du territoire de la commune
  • Pérenniser les jardins familiaux et ruraux, sauvegarder les jardins populaires des Vaîtes, créer de nouveaux jardins en ville
  • Favoriser l’usage des logiciels libres dans toute l’administration communale.

Nous créerons une régie agricole pour produire une alimentation saine

  • Créer une régie agricole pour permettre l’installation et la formation de nouveaux maraîcher·es et agriculteur/trices bio
  • Installer une école de permaculture
  • Créer de nouvelles installations maraîchères en régie directe et installer une légumerie municipale

3. Développer les services publics

Nous ouvrirons de nouveaux services publics, rentables et pourvoyeurs d’emplois

  • Créer un centre du réemploi dans le cadre de notre politique zéro déchet.
  • Installer un nouveau centre de santé, avec tiers payant, et personnel médical salarié, à Planoise, en lien avec le CHU
  • Limiter le recours à des cabinets de consultant hors de prix en développant l’emploi scientifique et technique
  • Créer des fermes urbaines dans les quartiers populaires, en commençant par Planoise, en régie directe
  • Développer un service public funéraire pour les plus précaires
  • Favoriser l’implantation de banques éthiques.

Nous défendrons une co-gestion citoyenne des services publics et refuserons l’emprise du privé

  • Ne pas reconduire, et annuler, les délégations de services publics (transports en commun, chaufferie de Planoise…)
  • Non reconduction, et si possible annulation, des délégations de service public et mise en place de régies publiques communales ou intercommunales partout où cela est possible
  • Installer des comités des usagers des services publics délibérant sur leur évolution et les choix qui les concernent, associant usagers, agents et élu.e.s
  • Refuser tout nouveau partenariat public privé (PPP) et commander une expertise juridique et financière en vue de dénoncer les PPP existants
  • Installation de comité des usagers des services publics délibérant sur leurs évolutions et les choix qui les concerne, associant usagers, agents et élu.e.s

4. Faire de la ville de Besançon une employeuse exemplaire

  • Lutter contre la précarité en mettant en place des plans de titularisation et des négociations salariales internes
  • Engager un plan de rattrapage pour garantir l’égalité salariale entre les femmes et les hommes employé.e.s par la collectivité
  • Associer l’ensemble des agents municipaux à l’élaboration des projets et des politiques municipales (projets de service…)
  • Développer la formation des agents territoriaux pour accompagner l’évolution des services, en y consacrant au moins 3% de la masse salariale
  • Renforcer la représentation des salarié.e.s dans les instances paritaires
  • Mettre en place des plans de lutte contre les discriminations, notamment sexistes, dans les services dépendant de la mairie.
  • Respecter les obligations de la commune en matière d’emploi des personnes en situation de handicap, à tous les niveaux de responsabilité.
  • Garantir que les entreprises répondant aux appels d’offres et aux marchés publics respectent la législation en vigueur concernant l’égalité et la parité.

II. Besançon Ville Verte

1. Mettre en œuvre la règle verte

La Règle Verte est le fil conducteur de notre programme municipal. Elle met en avant la nécessité de prendre en compte les limites des ressources naturelles, la capacité de la planète à les régénérer et les équilibres des écosystèmes du local au global. Elle demande à préserver les ressources.

Nous instaurerons une planification écologique communale.

  • Déclarer lors du premier conseil municipal l’état d’urgence climatique
  • Établir avec les habitant·e·s, durant la première année de mandat, un état des lieux des sources d’émissions de gaz à effet de serre, des pollutions, de la production de déchets, de l’état de la biodiversité et de l’artificialisation des terres sur le territoire communal et intercommunal
  • A partir de cet état des lieux, mettre en place sur une planification pluriannuelle des politiques publiques  préservation des ressources naturelles, des biens communs, objectifs de réduction de l’empreinte écologique communale.
  • Mettre en œuvre une politique d’aménagement visant à rapprocher à moins de 20 minutes en transport en commun, à pied ou à vélo, l’habitat, les lieux de travail, de loisir, de culture.
  • Construire des alternatives écologiques et solidaires à des échelles plus larges : à commencer par la communauté urbaine, et à l’échelle régionale qui est aussi celle de la monnaie locale de la Pive.

Nous engagerons la bifurcation énergétique

  • Adopter un plan de rénovation thermique et de développement des énergies renouvelables en commençant par les écoles et le parc de logement social
  • Privilégier les énergies vertes dans les contrats d’approvisionnement de la commune
  • Adopter un plan de réduction de la consommation énergétique à l’échelle de la commune

Nous mettrons en place une politique anticipant les effets du réchauffement climatique

  • Former massivement la population aux premiers secours, à tous les âges (de l’école aux EHPAD)  diffusion d’une culture du risque, de la vigilance bienveillante et de l’entraide.
  • Actualiser le Plan de Prévention des Risques (PPR) en prenant en compte les effets attendus du réchauffement climatique.
  • Adopter un plan canicule recensant et prévoyant des lieux d’accueil adaptés.

2. Transports et mobilités : une commune où l’on respire

Le réchauffement climatique est une urgence sanitaire : les méfaits des particules fines sur notre santé ne sont plus à démontrer. 75% des enfants français respirent quotidiennement un air pollué. La qualité de l’air aux alentours des écoles est donc un enjeu de santé publique majeur. Il est donc nécessaire de réduire considérablement l’emprise de la voiture sur notre ville, en développant des alternatives crédibles, et en repensant l’urbanisme et la vie des quartiers.

Nous sommes engagés au niveau 3 du Pacte pour la transition, dont l’objectif est de doubler la part modale des transports en commun en 5 ans

  • Instaurer la gratuité des transports en commun et ainsi garantir le droit à la mobilité pour tou.tes sans conditions d’âge, ni de ressources. Cette mesure déjà mise en place dans de nombreuses villes en France, a montré son efficacité sur le plan écologique et social.
  • Améliorer le réseau de transports en multipliant les lignes en site propre, une ligne en axe direct est-ouest, en augmentant la fréquence et en favorisant l’accès aux personnes handicapées des transports en commun.
  • Proposer un service de transport à la demande pour les communes périphériques de l’agglomération, non maillées par le réseau de bus.
  • Remplacer les gros bus dans la ville par des navettes, connectées au reste du réseau de bus à l’extérieur de la Boucle, comme cela existe déjà à Chamars.
  • Faciliter la liaison bus-vélo , en équipant toutes les stations de bus d’arceaux à vélo
  • Passer le service Ginko en régie publique, ce qui permettra d’économiser les dividendes versés actuellement au délégataire.
  • Valoriser l’usage du TER en négociant avec la Région BFC des arrêts supplémentaires dans les gares du péri-urbain.

Nous voulons donner la priorité aux mobilités actives (marche, trottinette et vélo). Leur développement implique d’aménager l’espace public, de les promouvoir et le mettre en place les services nécessaires.

  • Garantir un budget dédié aux investissements de voirie cyclable.
  • Créer un réseau express vélo de 6 itinéraires cyclables en site propre en commençant sa mise en œuvre par un axe sur les boulevards
  • En parallèle et dans les 3 premières années du mandat, résorber les discontinuités cyclables sur le réseau existant et corriger tous les points les plus dangereux.
  • Jalonner clairement les itinéraires cyclables existants et futurs.
  • Favoriser l’intermodalité train-vélo en équipant d’arceaux à vélo toutes les gares SNCF d’agglomération ou de boxes à vélo.
  • Rénover les trottoirs et les mettre aux normes d’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite.
  • Mener régulièrement des campagnes de communication en faveur des modes doux.
  • Le/la maire et les conseiller-es municipaux s’engagent à se déplacer, le plus souvent possible, à vélo ou à pied (sauf si affecté-es d’un handicap les en empêchant) pour leurs déplacements du quotidien.
  • Installer des boxes à vélo sécurisés sur demande des riverains.
  • Mettre en place le programme de la LOM « savoir rouler à vélo » dans les 3 premières années de mandat, afin que tout petit Bisontin.e sorte de l’école primaire en sachant rouler à vélo en ville.
  • Appuyer les alternatives aux livraisons en camionnette, notamment en créant un point-relais de déchargement avant redistribution.
  • Développer l’offre de location de vélo longue durée “Ginko vélo” et proposer la mise à disposition de vélos cargos sur demande, pour transporter les courses et le matériel encombrant.
  • Lutter contre les vols de vélos en soutenant les structures opérant le marquage Bicycode (Vélocampus) et en coordonnant des opérations avec les services de Police.
  • Promouvoir un service de vélo-école pour tou.tes

Nous mettrons en place une gestion différente du stationnement pour réduire l’emprise de la voiture individuelle. Notre objectif est de diminuer le nombre de véhicules en stationnement et en circulation au sein de Besançon.

  • Développer massivement les parkings-relais (P+R), en lien avec la gratuité des transports en communs bisontins pour assurer une cohérence d’ensemble.
  • Construire de nouvelles places de P+R avec des parkings superposés et sur des zones déjà urbanisées pour éviter de nouvelles artificialisations, avec des constructions écologiques (hydrophiles……)
  • Engager des démarches pour transformer en P+R certains parkings privés sous utilisés (ex : parkings de Chateaufarine ou des Marnières qui sont vides la nuit).
  • Appliquer une tarification des P+R très avantageuse par 24h, comparativement à celle des parkings en ouvrages en ville

Nous proposons de nouveaux principes d’aménagement de la voirie

  • Abandonner le projet de doublement de la RN57 entre Beure et Micropolis, et de lancer un moratoire sur la création de nouvelles routes.
  • Prioriser dans tout nouveau projet de voirie les transports en communs et les modes actifs (marche, trottinette et vélo)
  • Mettre en place en face de chaque école des rues aux enfants (objectif 100 % en 2030) : fermées à la circulation motorisée, re-végétalisées
  • Généraliser le 30km/h en ville : une mesure sans incidence sur la circulation générale, la moyenne actuelle d’une automobile en ville étant de 18 km/h (inférieure à celle d’un vélo !)
  • Appliquer la loi concernant les zones de rencontre du centre ville : après un travail préalable d’information, de médiation et de fausses amendes, nous verbaliserons les comportements qui enfreignent le code de la route et mettent en danger les Bisontin·e·s.
  • Se mettre en conformité avec le règlement des zones de rencontre et modifier les aménagements des rues :, suppression du transit via la Boucle, suppression du stationnement sur voirie avec maintien de places de livraisons et services. Cette mise en conformité est à penser à l’échelle de la durée du mandat municipal.
  • Créer des zones de rencontre dans tous les quartiers et organiser des quartiers « imperméables » supprimant le trafic de transit par les rues secondaires.
  • Préserver les emprises ferroviaires : arrêter d’urbaniser les emprises ferroviaires même si elles sont aujourd’hui inutiles afin de permettre un retour en arrière facile, préserver la gare de triage de St-Ferjeux et les embranchements particuliers le long du boulevard Kennedy.

Nous voulons faire de Besançon une ville où l’on respire

  • Maintenir l’indemnité kilométrique vélo pour les employés municipaux et travailler à le développer pour les agents des 68 autres communes de l’agglomération.
  • développer le tourisme à vélo sur l’agglomération, pour soutenir une filière durable de l’accueil des touristes. En s’appuyant sur la situation géographique favorable de Besançon, sur l’Eurovélo route 6.

3. Vers une ville zéro déchet

Une politique zéro déchet vise à réduire la production de tous les déchets, y compris les recyclables, ceci afin de préserver les ressources du territoire et éviter les nuisances liées au traitement des déchets. Au delà de la réduction de l’impact environnemental, cette démarche est un véritable tremplin pour engager la transition du territoire à tous les niveaux avec la création d’emplois locaux, la baisse des coûts, l’amélioration du cadre de vie, le développement du lien social, de la résilience, etc …
Nous nous sommes engagés sur le niveau 2 du pacte de la transition.

Nous mettrons en place une véritable politique de prévention, pour éviter les déchets à la source

  • Faire de Besançon une ville exemplaire : interdire le jetable dans les évènements organisés par la ville et dans ses services, inciter les autres services publics à faire de même.
  • Mettre en place une politique d’achats et de marchés publics responsable et durable, qui intègre la problématique des déchets.
  • Insérer la prévention des déchets dans le cahier des charges des subventions accordées par la ville à l’organisation d’évènements.
  • Mettre en place d’un système de gobelets réutilisables et consignés en collaboration avec les commerces. Étude pour un système analogue pour la restauration rapide.
  • Mettre à disposition des kits réutilisables (vaisselle, chaises, bancs, poubelles de tri…) lors de l’organisation d’événements sur l’espace public.
  • Accorder l’équivalent de 5% du budget de gestion des ordures ménagères aux actions de prévention.
  • Organiser des campagnes d’information sur les textiles sanitaires réutilisables dans les maternités. En généraliser l’utilisation dans les crèches.
  • Créer un centre de réparation et réemploi associé à une pépinière d’entreprises zéro déchet.
  • Créer des synergies avec le centre low-tech que nous allons implanter à Saint-Jacques.

Nous travaillerons à la réutilisation des objets, pour jeter moins et allonger leur durée de vie

  • Obliger le diagnostic de tous les objets et matériaux, en particulier dans les déchetteries, avant qu’ils ne soient jetés, pour favoriser dans un premier lieu le réemploi et la réparation.
  • Créer dans les déchetteries des espaces de récupération pour les particuliers.
  • Soutenir la mise en place d’une recyclerie sportive.
  • Favoriser les liens entre les personnes de différents statuts et origines sociales à travers la récupération, la transformation, la distribution, l’échange.

Nous lutterons contre le gaspillage alimentaire

  • Sensibiliser les grandes surfaces, les maraîchers, les restaurateurs et fast food à la lutte contre le gaspillage alimentaire en créant une charte de partage citoyen (à destination des précaires, étudiants…).
  • Mettre en place un plan de réduction du gaspillage alimentaire dans les cantines scolaires.
  • Mettre en place des dispositifs de partage des aliments consommables (soutien aux associations de collecte des invendus; action d’éducation à la cantine, frigos solidaires…).

Nous développerons la pratique du compostage (rendre à la terre ce qu’elle nous donne)

  • Organiser des campagnes de promotion du compostage pour les particuliers.
  • Créer de nouvelles plateformes de compostage.
  • Rendre obligatoire la présence d’un emplacement réservé au compostage dans toutes les nouvelles constructions d’immeubles.
  • Installer des toilettes sèches publiques et mettre en place des infrastructures nécessaires à la bonne gestion des résidus.
  • Installer un réseau entre les producteurs et utilisateurs de compost.

Nous développerons le recyclage pour préserver la matière

  • Mise en place de poubelles de rue avec tri et cendriers pédagogiques.
  • Imposer des zones de déballage dans les grandes surfaces soumises à la réglementation.
  • Lutter contre les dépôts sauvages et le non tri des professionnels.
  • Mettre en place un service de ramassage des « monstres » ou « encombrants » dans les quartiers populaires.

Nous créerons une brigade verte, chargée de sensibiliser à la question des déchets et de réprimer les mauvais gestes

  • Créer une équipe dédiée aux incivilités sur l’espace public (jets de détritus, dépôts sauvages, déjections canines, etc …).
  • Mener des campagnes de sensibilisation, suivies de la mise en application de la réglementation avec l’établissement de contraventions.
  • Former les agent.e.s aux messages de prévention axés sur le zéro déchet.

Nous accompagnerons la population à la question du Zéro Déchet par des campagnes de sensibilisation

  • Proposer le défi « famille zéro déchet » au grand public.
  • Revoir la présentation des factures des bailleurs sociaux pour une plus grande transparence dans les factures des bailleurs sociaux = facture simplifiée et commentée.
  • Redéployer des concierges dans les immeubles HLM, afin d’accompagner les habitant·es aux gestes de tri et au compostage.

4. Lutter contre l’artificialisation des terres, préserver nos forêts et végétaliser la ville

Nous lutterons contre l’étalement urbain et l’artificialisation des terres

  • Sanctuariser dans le prochain PLUi le foncier agricole, forestier et naturel en appliquant strictement les dispositions législatives et réglementaires existantes
  • Appliquer strictement la directive zéro artificialisation nette, et donc :
  • Refuser les Grands projets inutiles imposés (GPII), et donc refuser l’urbanisation des Vaîtes et des Planches, la poursuite des Hauts-de-Chazal, le doublement de la RN57
  • Prévoir une reclassification agricole de certains terrains actuellement constructibles (zones AU dans le PLU)
  • Proposer la création de Zones Agricoles Protégées (ZAP) et de Périmètres de protection et de mise en valeur des espaces agricoles et naturels péri-urbains (PAEN), afin de renforcer la protection durable des terres agricoles
  • Préserver la biodiversité et développer des ceintures vertes agricoles, les trames vertes et bleues, noires et brunes, en restaurant les haies, les noues, les fossés et les mares
  • Mener une réflexion sur la valorisation des friches (dépollution, préservation, utilisation artisanale et/ou agricole…)

30 % du territoire de la commune est forestier, nous mettrons enfin en place une politique protectrice de ces milieux

  • Arrêter totalement toutes les coupes à blanc dans les espaces forestiers et boisés à Besançon (sauf exception à la marge, de moins d’1/2 ha pour faire des boisements d’expérimentation)
  • Observer les arbres malades plutôt que de faire systématiquement des coupes préventives. Et ce, pour sélectionner les arbres résilients, en récupérer les graines et permettre un reboisement adapté au réchauffement climatique.
  • Garder des arbres morts sur pied pour leur rôle dans l’écosystème : couverture du sol, abri pour insectes, oiseaux, chauves-souris…
  • Développer un réseau d’observateurs citoyens sur arbres : développer et communiquer sur FREDON, Tela Botanica, sTREEts, …
  • En finir avec la gestion des forêts en futaies régulières pour une forêt plus durable et plus résiliente au changement climatique
  • Refuser la vente des parcelles forestières communales
  • Créer des pépinières d’expérimentation dans les écoles, notamment dans le cadre de la Classe Horaires Aménagés Nature/Jardinage, (conçues sur le modèle des Classes à Horaires Aménagés Musique associant écoles et conservatoire…)

Nous aménagerons plus d’espaces verts et conviviaux en ville

  • Adopter un plan pluriannuel de végétalisation de l’espace public fixant un objectif d’occupation végétale du sol en zone dense en début de mandat
  • Replanter des arbres et arbustes fruitiers en milieu urbain, en commençant par Planoise où la demande est forte de la part des habitant·es
  • Développer les jardins partagés, ouverts, conviviaux, pour recréer du lien social et renouer avec la nature en ville
  • Maintenir les jardins ouvriers et familiaux – notamment aux Vaîtes
  • Etablir des indicateurs d’humus minimum et fixer des objectifs de revitalisation des sols et sous-sols

5. Réduire les pollutions visuelles, lumineuses et électroniques

Nous engagerons une politique volontariste pour réduire la place de la publicité dans nos villes

  • Refuser l’installation de panneaux publicitaires numériques dans l’espace public
  • Ne pas renouveler les contrats de mobiliers urbains publicitaires et supprimer les panneaux 4×3 mètres.
  • Avoir un Règlement local de Publicité (i) restrictif. Autoriser uniquement les affiches ne dépassant pas 50×70 cm, sur des panneaux non lumineux, non déroulants et encore moins numériques, limités à 2m², et en en encadrant la densité

Nous limiterons la pollution lumineuse pour protéger des trames noires

  • Faire respecter la législation en s’assurant que les enseignes commerciales/bureaux éteignent leur éclairage la nuit. Mobiliser la police municipale et sanctionner en cas d’infraction.
  • Signer et mettre en place les engagements de la Charte pour un Éclairage Durable
  • Mettre en place l’extinction de nuit sur une période aussi longue que possible (le crépuscule étant une période cruciale pour de nombreuses espèces) ou un éclairage dynamique partout où l’extinction n’est pas possible.

Nous prendrons réellement en compte la problématique des pollutions numériques

  • Refuser le développement de la 5G
  • Réaliser un audit sur l’exposition des habitant.es aux ondes et la réduire autant que possible
  • Tenir compte de la vulnérabilité particulière de l’environnement (présence d’une crèche, école etc) pour refuser l’implantation d’une antenne relais. Appliquons en la matière le principe de précaution
  • Appuyer les mobilisations citoyennes contre l’installation des compteurs Linky

6. Partir des écoles pour faire la transition écologique

La gestion des écoles est une compétence communale forte à Besançon. Nos écoles sont réparties sur tout le territoire de la commune. Dans nos quartiers, elles rassemblent nos enfants, issus de tous les milieux sociaux.

Nous mettrons en place des cantines « 100 % bio et local »

  • Mettre la ville de Besançon enfin en conformité avec la Loi et accepter 100 % des enfants à la cantine
  • Construire une deuxième cuisine centrale pour permettre d’alimenter toutes les cantines
  • Maximiser la part de produits de saison et locaux dans la restauration collective pour atteindre 100% de produits bio locaux en fin de mandat
  • Développer une ceinture maraîchère bio et locale, créer des potagers municipaux
  • Proposer une alternative quotidienne végétarienne à tous les enfants
  • Diminuer la part des produits carnés et engager une concertation avec les parents/enfants et professionnels pour proposer des repas végétariens pour tous les enfants dans la semaine
  • Bannir les produits industriels ultra-transformés de la restauration collective

Nous mettrons en place un grand plan de rénovation des écoles, de végétalisation et d’adaptation au réchauffement climatique

  • Commencer la végétalisation de notre ville par nos écoles qui seront autant d’îlots de fraîcheur répartis sur tout le territoire.
  • Intégrer la question de l’accessibilité des personnes à mobilité réduite et de l’efficacité thermique aux projets de rénovation
  • Avoir des critères sociaux, éthiques et écologiques élevés dans les appels d’offre pour permettre de développer des filières locales du bâtiment innovantes et viables à long terme.

Nous développerons l’éducation à l’environnement

  • Créer une classe à horaires aménagés spécialisée jardins/nature implantée dans l’école Tristan Bernard rénovée avec maternelle et cantine adaptée.
  • Installer une école du Jardin Planétaire pour apprendre à connaître et préserver son environnement aux Vaîtes, qui sera ouverte à tou·te·s les écolièr·es.

7. Besançon engagée pour la condition animale

Devenir une ville modèle de la transition écologique passe obligatoirement par une réelle prise de conscience de la condition animale. Cette prise de conscience passe par nos assiettes, mais aussi par le rapport que nous souhaitons entretenir avec le vivant en général.

Nous végétaliserons les repas des cantines et du CCAS, salariés et administratifs

  • Cesser la consommation de viandes issues d’élevage intensif dans nos cantines, et atteindre 100 % de bio et local en fin de mandat
  • mettre en place une alternative végétarienne quotidienne à tous les repas
  • travailler avec les équipes éducatives, les personnels en charge de la préparation des repas, les parents et enfants, à la mise en place de repas végétariens

Nous lutterons contre la captivité animale

  • Maintenir l’engagement de la ville de Besançon, y compris sur le site de Micropolis, à refuser les cirques avec animaux sauvages.
  • Préparer la fermeture progressive du zoo de la Citadelle et préparer le transfert des animaux vers des refuges et sanctuaires, en premier lieu pour les espèces exotiques.
  • Créer de nouveaux programmes de protection des espèces sauvages de notre région, comme par exemple les faucons, les chauves-souris, le lynx. Implanter des antennes de type PLO et ATHENA

Nous prendrons soin des animaux domestiques et errants

  • Débloquer un budget pour mettre en place des campagnes de stérilisation des chats errants, en convention et partenariat avec les associations compétentes sur ce sujet.
  • Mettre en place des campagnes de lutte contre l’abandon des chiens et chats
  • Prendre en charge et réfléchir aux soins à apporter aux animaux appartenant aux personnes sans ressources ou en grande précarité.

Nous aurons une politique respectueuse des animaux sauvages et liminaires (vivants en bordure des villes)

  • Interdire la chasse le dimanche pour permettre à chacun·e de s’y promener l’esprit tranquille et d’y pratiquer des sports de nature.
  • Reconduire en forêt les animaux sauvages égarés au lieu de pratiquer l’euthanasie.
  • Mener des réflexions et tables-rondes sur la coexistence avec la faune sauvage, qui s’introduit de plus en plus au cœur des cités, en raison de l’urbanisation.

III. Pour une ville de Besançon Solidaire qui protège ses habitant·es

1. Garantir le droit au logement

Avoir un toit et se nourrir doit être un droit pour toutes et tous.Que ce soit pour les sans domicile fixe, pour les femmes victimes de violences et leurs enfants ou pour les migrant·e·s laissé·e·s à la rue, dont bon nombre sont des mineurs isolés, nous proposerons des hébergements d’urgence pour que plus personne ne soit contraint de passer la nuit à la rue.

Nous mettrons en place un moratoire sur les démolitions de logements sociaux.

  • Élaborer un plan de construction/rénovation/réhabilitation sur l’ensemble de la commune qui s’appuiera sur une étude objective, un recensement des besoins en logements sociaux auprès de la population.
  • Annuler les démolitions de logements qui ont été prévues sans accord et concertation avec les habitant.e.s.
  • Faire une étude préalable sur l’intérêt humain, écologique et économique avant tout projet de démolition. En particulier, le coût de la démolition devra être comparé à celui de l’entretien nécessaire à un état d’habitabilité satisfaisant
  • En cas de démolition, garantir le relogement des locataires dans de bonnes conditions grâce à une charte du relogement exigeant et réellement appliquée, et respecter les demandes des locataires : demande de quartier, pas d’augmentation de loyer, pour éviter le déracinement et préserver la mixité sociale.

Nous prioriserons la rénovation de l’existant.

  • Elaborer un Plan de rénovation thermique (pour économiser l’énergie et anticiper sur le réchauffement climatique), acoustique (le bruit est une pollution majeure dans l’habitat collectif) et esthétique des logements, en concertation avec les bailleurs sociaux publics et privés et avec les copropriétés.
  • Revoir le plan de fusion entre GBH (office public HLM de la ville de Besançon) et la Saiemb, société d’économie mixte, qui aboutira à une privatisation de l’office HLM. Cette fusion doit être re-concertée avec les locataires et leurs associations, ainsi qu’avec les personnels des organes concernés et leurs représentants.
  • Préserver l’existence d’un office public HLM à Besançon

Nous mènerons une politique du logement social basée sur la notion de solidarité

  • Encadrer les loyers HLM avec un plafond de reste à charge fixé à 20% des revenus.
  • Mettre en place un plan pour l’accessibilité des logements sociaux aux personnes handicapées, en lien avec les associations concernées
  • Ré-installer des concierges et gardiens d’immeubles dans les HLM. Ils ont été supprimés et pourtant leur mission de lien, de médiation et de régulation était essentielle. Ils et elles joueront aussi un rôle écologique à travers le tri des déchets et le compostage en pied d’immeuble.
  • Mettre un terme à la politique de vente du patrimoine des offices HLM. Ces ventes appauvrissent les organismes HLM publics en les dépossédant de logements occupés, le plus souvent en bon état et donc « rentables »
  • Mettre un terme à la politique de »résidentialisation » telle qu’on l’a vue mise en œuvre (privatisation des espaces publics et mise en place de clôtures autour des immeubles)
  • Rediscuter à la base, avec les habitant·es et le Conseil Citoyen de Planoise, le Plan Local de Rénovation Urbaine
  • produire des logements en ville, sur des espaces laissés libres (Saint- Jacques, place Jean Cornet, et autres). Ces logements doivent être accessibles à tous, notamment aux familles

Nous garantirons un hébergement d’urgence

  • proposer de nouvelles places d’hébergements d’urgence pour que plus personne ne dorme à la rue.
  • Remettre en place le service des correspondant·es de nuit, chargé entre autre d’apporter aide et secours aux personnes dans la rue.
  • Ouvrir de nouveaux logements refuges pour les femmes victimes de violences.

2. Garantir l’accès aux droits et à la santé

En France, aujourd’hui, 30 à 40% des bénéficiaires d’aides sociales ne les touchent pas. 1/3 au moins des bénéficiaires du RSA ne le demandent pas. De nombreuses personnes ne disposent pas de mutuelle santé. La lutte effective contre la pauvreté, facteur numéro un d’une mauvaise santé, est aussi une mesure de santé publique.

Nous garantirons un accès effectif à leurs droits pour 100% des bénéficiaires d’aides sociales.

  • S’appuyer sur les structures existantes de la ville pour garantir cet accès aux droits effectifs
  • Renforcer l’action du CCAS au coeur des quartiers
  • Mener des campagnes régulières de sensibilisation et d’information

Nous mènerons une politique municipale de santé ambitieuse

  • Proposer une mutuelle municipale pour tou.tes, quel que soit l’âge et l’état de santé des personnes, sur le modèle de financement de la Sécurité Sociale (chacun·e paye selon ses moyens et reçoit selon ses besoins)
  • Créer un centre de santé public municipal à Planoise dotée de personnels soignants salariés, en lien avec les urgences du CHU, avec prise en compte du tiers-payant

Nous garantirons le droit à l’information des citoyen.nes

  • Le ou la maire de Besançon, également Président·e du Conseil de surveillance du CHRU, informera et consultera, avant chaque réunion du Conseil de surveillance, son Conseil municipal sur les sujets à l’ordre du jour. Le Conseil municipal sera donc informé en temps réel et de façon continue de l’évolution de la situation du CHRU et pourra ainsi se positionner et informer ses administré·e·s sur les sujets et projets en cours.

3. Pour une ville respectueuse des droits des enfants

Parce que les enfants ont des droits, parce qu’ils sont defutur·es citoyen·ne·s, parce que la ville doit être émancipatrice pour eux.

Nous mènerons une politique encourageant la jeunesse dans ses projets

  • Soutenir les projets citoyens, humanitaires, associatifs portés par les jeunes (bourses, locaux…)
  • Soutenir la jeunesse dans ses revendications dans la lutte contre le changement climatique, notamment grâce à la création de la Maison du peuple qui leur sera ouverte
  • Créer et développer des lieux de citoyenneté, de débat et d’éducation à l’esprit critique pour les jeunes
  • Accompagner les jeunes dans leur projet d’études et d’orientation et leur accès aux droits (bureaux information jeunesse, missions locales…)
  • Mettre en place des espaces santé jeunes proposant des consultations gratuites et anonymes de prévention

Nous développerons une politique en faveur de l’enfance

  • Soutenir et développer l’accompagnement à la parentalité, notamment à Planoise avec un soutien renforcé à l’association Pari
  • S’engager pour une application stricte de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant de l’UNICEF
  • Mettre en place un conseil municipal des enfants dès la primaire en lien avec les enseignant·es.

4. Prendre soin de nos aîné·es et permettre à chacun·e de bien vieillir

Nous développerons les liens intergénérationnels

  • Favoriser le lien inter-générationnel par la mise en relation des personnes âgées avec les associations de soutien scolaire, d’action sociale dans les quartiers, d’animation événementielle
  • Développer les clubs seniors sous forme associative et citoyenne et l’accès aux activités culturelles et sociales dans les quartiers
  • Favoriser l’habitat intergénérationnel via notamment les habitats participatifs.

Nous lutterons contre l’isolement et la perte d’autonomie

  • Créer de nouvelles résidences publiques ou associatives pour personnes âgées (EHPAD, résidences-autonomies, résidences intergénérationnelles, autogérées)
  • Développer les actions du CCAS de services à la personne (maintien à domicile, portage de repas, visites à domicile, kinésithérapie…) accessibles et adaptés
  • Développer un service de pratiques sportives douces (marche, baignade, vélo sur pistes sécurisées…) pour maintenir le plus longtemps possible une activité physique et lutter ainsi contre l’immobilité due au grand âge
  • Développer un service d’accueil de jour temporaire dans les EHPAD
  • Créer des pôles gériatriques regroupant en un seul lieu acteurs publics et associatifs
  • Autoriser les animaux de compagnie dans les EHPAD et maisons de retraites afin de ne pas séparer les personnes âgées de leurs compagnons
  • Favoriser les liens intergénérationnels par une politique du logement adaptée

5. Combattre les discriminations

Dans la ville de Jenny d’Héricourt, de Victor Hugo, Charles Fourier, Joseph Proudhon, de Gabriel Plançon et Henri Fertet, la lutte contre les discriminations a toujours parlé haut. Besançon Verte et Solidaire veut une commune qui combatte le racisme et l’antisémitisme, le sexisme et la haine contre les lesbiennes, gays, bi et transsexuels et qui garantisse l’égalité d’accès à toutes les personnes, en combattant toutes les formes de discrimination et en créant une délégation aux droits des femmes et à la lutte contre les discriminations.

Nous aurons un urbanisme prenant en compte la dimension du genre

  • Avoir des objectif de parité dans l’espace public (noms de rue, de bâtiments, etc)
  • Développer des marches exploratoires sous le prisme du genre pour pouvoir mettre en place les aménagements urbains nécessaires
  • Développer les toilettes publiques gratuites = toilettes sèches automatiques
  • Veiller à la parité dans les appels à projets/appels d’offre lancés par les collectivités, notamment concernant l’urbanisme et l’architecture
  • Refuser les publicités sexistes dans la ville

Nous ferons vivre le principe de laïcité dans la ville de Besançon

  • Refuser le financement des structures confessionnelles et cultuelles
  • Garantir la laïcité du périscolaire en y refusant toute intervention d’associations religieuses, marchandes, ou de lobbies patronaux
  • Bannir tout type d’objet à caractère religieux (type crèche de Noël) de tous les lieux gérés par la commune ou l’intercommunalité

Nous mettrons en place une politique d’aide aux victimes de violence et de discriminations

  • Créer une délégation aux droits des femmes et à la lutte contre les discriminations
  • Mettre la communauté urbaine en règle concernant ses obligations de présence d’aire de gens du voyage, faciliter la scolarisation des enfants
  • Initier des comités de défense des victimes de violences sexuelles, qui militent auprès des pouvoirs publiques pour un réexamen des plaintes classées sans suite
  • Créer une Maison des femmes (demande portée par les association de lutte contre les violences faites aux femmes), avec garderie, médecins, accueil et orientations
  • Ouvrir de nouveaux logements refuges pour les femmes victimes de violences
  • Soutenir et développer les lieux d’accueil pour les personnes en rupture familiale du fait de leur orientation sexuelle

Nous mettrons en place des campagnes de sensibilisation et de formation aux discriminations

  • Former les élu·es et agent.e.s de la collectivité aux problématiques du racisme, du sexisme, des handiphobies, des questions LGBT y compris sur les questions propres à l’accueil des personnes transgenre et intersexuées dans les administrations pour lutter contre les stéréotypes et permettre une bonne orientation des personnes victimes
  • Retirer les spécifications de genre dans les formulaires administratifs de la commune
  • Appliquer l’écriture inclusive (ou épicène) dans la communication de la collectivité
  • Développer les lieux et campagnes d’information sur les moyens de la santé sexuelle et reproductive (contraception, accès à l’IVG, prévention VIH et Infections sexuellement transmissibles)
  • Donner à voir en positif, une société émancipée, à travers la politique culturelle et événementielle de la municipalité ou de l’intercommunalité (travailler sur le contenu des commandes des bibliothèques/médiathèques en ouvrages de l’esprit ou presses d’actualité, festivals ou « journées thématiques, constitution d’un fonds d’archives des luttes locales d’émancipation antiraciste, féministe, laïque, et LGBTI de la localité et pour l’inclusion des personnes handicapées

Nous mettrons en place des outils de diagnostic des discriminations pour pouvoir agir

  • Créer un Observatoire communal ou intercommunal des discriminations, co-géré avec les associations et les habitant.e.s, doté d’un budget participatif, pouvant mettre en oeuvre des actions de testing, des cafés citoyens
  • Engager un plan de lutte contre le harcèlement sexuel au travail en lien avec les organisations syndicales de la collectivité
  • Développer les marches exploratoires avec les différents publics potentiellement concernés par les discriminations ou violences de rue

6. Lutter contre la pauvreté et la précarité

Les politiques néolibérales menées sans discontinuité depuis une quinzaine d’années ont fracturé la société et dissout les solidarités. Au triomphe du chacun pour soi et à l’abandon des plus faibles, nous préférons une communauté du lien social, du partage et de la fraternité. 

Nous lutterons contre la fracture numérique

  • S’assurer que toute dématérialisation de service public local s’accompagne des ressources humaines nécessaires pour accompagner les personnes les plus éloignées des usages numériques, garantissant la liberté de choix entre démarche physique ou dématérialisée
  • Instaurer des “maisons du numérique” ou utiliser les points existants (médiathèques…) pour assumer, en lien avec les associations, un rôle de médiation numérique.
  • Assurer dans chaque quartier un lieu d’accès gratuit au wifi, confidentiel et respectant la neutralité du net (sans filtrage ni surveillance)

Nous aurons une politique d’aide et de protection des plus précaires

  • Prendre des arrêtés municipaux d’interdiction des coupures d’eau et d’énergies
  • Lutter contre le non-recours aux droits par la mise en place de guichets uniques d’accès aux droits, assurant informations et suivi des dossiers et la création de postes de médiateurs
  • Proposer une simulation sur « mesaides.gouv » à tout.e nouvel.le arrivant.e dans la commune
  • Renouer avec le passé social de Besançon et le MSG, Minimum Social Garanti, ancêtre du RMI,créé à Besançon par Henri Huot en complétant les revenus inférieurs au seuil de pauvreté pour que personne ne vive en dessous
  • Supprimer les arrêtés anti-mendicité pris la municipalité sortante, démonter et remplacer les mobiliers anti-SDF
  • Développer la gratuité ou la tarification sociale pour les usagers des équipements et services municipaux
  • soutenir et développer les épiceries sociales et/ou solidaires
  • Favoriser la ré-inclusion sociale des personnes âgées isolées dont les revenus sont insuffisants pour leur permettre d’accéder à la culture, aux loisirs créatifs, aux activités associatives, sportives, de plein air… Créer une gratuité d’accès aux MJC, théâtres, cinémas, salles de concert et expositions pour les seniors à faibles ressources.

Nous lutterons contre la précarité étudiante

  • Encourager les initiatives des collectes de denrées alimentaires et leur redistribution
  • Superviser des ateliers de transformation alimentaire de produits frais invendus (légumes, fruits).
  • Faire bénéficier de denrées alimentaires sèches le placard solidaire de la fac de lettre

7. Agir aux côtés des migrant·es

La liste Besançon Verte et Solidaire veut manifester une solidarité digne de l’esprit vraiment universel qui a pour nom l’Humanité. Nous nous engageons donc à accueillir dignement les populations migrantes jetées sur les chemins de l’exil et qui frappent à nos portes. Retrouvez des explications plus complètes sur notre site.

Nous offrirons un toit pour toutes et tous

  • Faire pression sur les autorités compétentes afin qu’elles remplissent leurs devoirs prévus par la loi et l’inconditionnalité de l’accueil
  • Assurer un hébergement d’urgence pour que plus aucune personne ne dorme à la rue.
  • Proposer que les bailleurs sociaux publics mettent à disposition de l’hébergement d’urgence, un pourcentage des logements vacants. A ce jour, on dénombre environ 2000 logements sociaux vacants à Besançon.
  • User du droit de réquisition et ce pour répondre aux exigences d’accueil fixées par la loi
  • Faire un état des lieux des bâtiments publics disponibles et pouvant permettre d’accueillir des populations en détresse. Au sein de la structure de régulation sous l’autorité du Préfet à laquelle la mairie participe par l’intermédiaire du directeur du CCAS, nous nous engageons à mettre tout en œuvre pour assurer cette inconditionnalité de l’accueil.

Nous nous mobiliserons pour coordonner les solidarités

  • Favoriser la coordination des diverses structures ( (Emmaüs, Croix-Rouge, Secours populaire, Secours catholique, Restos du cœur, CDDLE, CIMADE, SolMiRé…) et citoyen·ne·s bénévoles par la mise à disposition d’un lieu de rencontre et de personnels qui seront au service d’un pôle de la solidarité citoyenne.
  • Permettre une prise en charge en continu et des structures d’accueil 7 jours/7, week-end et période estivale compris. L’urgence alimentaire et sanitaire ne peut se satisfaire de structures accessibles par intermittence.
  • Assurer la sécurité sanitaire et veiller à l’accès aux soins

Nous ferons de Besançon une ville créatrice de nouveaux droits

  • Aller vers un droit de vote des étrangers. Chaque personne résidant sur le territoire de la commune doit pouvoir participer à ces processus de décisions collectives.
  • Créer une délégation à l’accueil des migrant·e·s

L’élu·e délégué·e à l’accueil des migrant·es aura pour mission de sensibiliser les bisontin·e·s à la question des migrations à travers trois grands axes d’action

  • Favoriser les rencontres interculturelles, le vivre ensemble et toutes les initiatives visant à la déconstruction des préjugés (rencontre, information à l’attention de l’ensemble de la population, mais aussi dans les écoles, maisons de quartier, centres culturels…).
  • Former les personnels municipaux
  • Favoriser toutes les actions facilitant l’inclusion des migrant·e·s dans la société française (apprentissage de la langue et connaissance des structures sociales et politiques, afin de faire valoir leurs droits, accès à la formation professionnelle et à l’emploi…)

IV. Une ville faite par et pour ses habitant·es

1. Garantir une éducation pour toutes et tous

Développer l’éducation populaire, favoriser des pédagogies émancipatrices dans les écoles, faire en sorte que toutes les écoles soient des lieux où il fait bon apprendre, prendre en compte les besoins de chaque enfant en respectant leurs différences (les tout–petits, les enfants en situation de handicap ou de maladie chronique etc), lutter contre le harcèlement… Autant d’objectifs que nous nous fixons.

Nous prendrons en compte les besoins des tout-petits

  • Développer le service public local de la petite enfance en proposant des modes d’accueil diversifiés à taille humaine et adaptés à tous (crèches, multi-accueils, lieux d’accueil enfants-parents, relais assistantes maternelles…) afin de permettre à 100% des parents d’obtenir une place pour leurs enfants.
  • Rendre la procédure d’attribution des places en crèche plus lisible et plus rapide en unifiant les procédures de demande de place (crèches associatives, familiales, parentales ou municipales).
  • Aménager des aires de jeux inventives, naturelles, intergénérationnelles, respectueuses des normes environnementales dans les jardins publics, les ludothèques, les bibliothèques.

Nous assurerons la sécurité de nos enfants aux abords des établissements scolaires

  • Installer des éclairages publics suffisants pour assurer une bonne visibilité dans la rue (arrivées le matin et sorties, notamment en hiver).
  • Libérer les rues des voitures aux heures de sortie des écoles avec des rues aux enfants devant chaque école (Objectif 100 % en 2030).
  • Sécuriser les trajets vers l’école par des « cheminements verts » et des voies piétonnes, reliés par des espaces verts et terrains de jeux, afin de desservir les établissements scolaires de façon pédestre et diminuer la place de l’automobile à proximité immédiate de l’école.
  • Développer les pédibus scolaires.

Nous préparerons la transition écologique avec les plus jeunes

  • Développer les jardins dans les écoles et mettre à disposition le matériel nécessaire.
  • Proposer aux enseignants des moyens humains et matériels, des lieux d’information et de pratique, susceptibles d’accueillir des classes, pour la mise en place de projets sur le thème de la transition écologique.
  • Aménager toutes les salles de classes, les sanitaires, les cantines scolaires … pour permettre d’éduquer à la lutte contre le gaspillage.
  • Créer une « école du Jardin planétaire » aux Vaîtes, sur des espaces déjà artificialisés, pour permettre des classes vertes et une éducation à l’environnement et au jardinage pour tous les enfants.
  • Créer une classe à horaires aménagées Jardin/Nature (sur le modèle des classes horaires aménagées musique en lien avec le Conservatoire)

Nous assurerons des places à la cantine et au périscolaire pour tous les enfants

  • Assurer des places à la cantine pour tous les enfants, y compris pour les enfants arrivés en cours d’année, pour se mettre en conformité avec la loi.
  • Proposer des repas bio et local et créer une ceinture maraîchère bio pour alimenter les cantines en local.
  • Former les animateur.trice.s périscolaires pour arriver par la suite à des emplois à temps pleins et pérennes.
  • Garantir un nombre d’animateur.trice.s formé.e.s suffisant dans le temps périscolaire.
  • Revenir à la gratuité du périscolaire.

Nous ferons des écoles des lieux où il fait bon apprendre

  • Refuser toute fermeture d’école sur le territoire communal.
  • Allouer un budget suffisant permettant d’attribuer à tous les élèves des fournitures scolaires gratuites.
  • Construire une sectorisation qui mette fin à la ségrégation et refuser l’ouverture de toute nouvelle école privée sur le territoire communal.
  • Rénover les écoles publiques pour garantir à tous les élèves de bonnes conditions d’étude (locaux isolés, accessibles, désamiantage, salles dédiées au périscolaire et d’évolution…) et en construire de nouvelles à taille humaine, là où les classes sont en sureffectifs.
  • Aller vers une isolation thermique de 100% des écoles bisontines et du Grand Besançon.
  • Parvenir à l’objectif d’une ATSEM à plein temps par classe en maternelle.
  • Développer les classes transplantées avec une aide au financement (classes de neige, de mer…).
  • Travailler avec le personnel pour avoir des toilettes propres et en nombre suffisant, où l’on peut s’isoler, avec du papier toilette et du savon. Trop d’enfants souffrent de problèmes d’intimité ou d’hygiène dans les écoles.

2. Défendre la place et le rôle de l’université de Franche-Comté

L’Université n’est pas seulement un établissement d’enseignement supérieur et de recherche, c’est aussi le poumon de notre ville. Les étudiants aiment notre ville. Ils irriguent la ville, l’animent. Leur présence a de nombreux impacts tant sur le logement, le commerce, l’emploi et les transports. Le secteur de la recherche et les laboratoires associés constituent incontestablement un facteur de développement dans les domaines d’excellence de notre université, à savoir la santé, les microtechniques, l’environnement, les sciences humaines. Soutenir notre université, c’est soutenir notre hôpital, nos emplois de tous niveaux de qualification, l’avenir de notre jeunesse…

C’est pourquoi, nous soutiendrons :

  • les projets de remise à niveau de notre appareil universitaire: campus de la Bouloie et site de l’Arsenal autour de la Maison des sciences de l’homme et de l’environnement
  • le dossier de bibliothèque universitaire, associé à la bibliothèque municipale
  • le logement étudiant, et son amélioration notamment pour les plus modestes
  • un programme destiné à la qualité de la vie étudiante.

3. Une ville accessible à et intégrant réellement les personnes en situation de handicap.

Il y a fort à faire en matière d’accompagnement des personnes handicapées, et notamment vis-à-vis de publics victimes de handicaps  » non-visibles » et, il faut bien le dire, le manque d’information favorise le tabou, et le tabou signifie le rejet. Nous devons permettre une meilleure intégration dans la ville à tous nos concitoyen·ne·s.

Nous rendrons nos rues vraiment accessibles à toutes et tous

  • Mettre la voirie en conformité avec la loi partout dans la ville
  • Veiller à adapter les parcours en ville ou en zone commerciale, installation de monte-charge entre-niveaux, voire navettes, ou aide humaine (exemple Chalezeule pas du tout fonctionnel pour personnes à mobilité réduite et sans fauteuil électrique entre Carrefour et la station de tramway).
  • Veiller à sécuriser l’accès des fauteuils en montée et descente sur les réseaux (réglage de fermeture des portes du tramway dangereux).
  • Adapter les plans inclinés aux besoins des personnes handicapées là où cela reste à faire, y compris dans les établissements publics scolaires ou administratifs, multiplier les accès par ascenseur partout où cela est nécessaire.
  • Garantir la sécurité des personnes handicapées (mais aussi de tous les autres passants, y compris poussettes de bébé) sur les trottoirs: interdire le stationnement sur les trottoirs y compris devant les garages. (Police municipale).
  • Et garantir le stationnement des personnes handicapées, qui se voient trop souvent spolier leurs places prioritaires (Police municipale).

Nous garantirons l’accessibilité des personnes en situation de handicap à tous les niveaux

  • Favoriser l’achat de matériel adapté dans les écoles pour accueillir les enfants présentant des handicaps
  • Favoriser l’accueil des enfants handicapés dans les crèches publiques
  • Développer des espaces partagés pour que les enfants handicapés puissent jouer avec tous les enfants.
  • Respecter les obligations de la commune en matière d’emploi, à tous niveaux de responsabilités, de personnes handicapées

Nous développerons et soutiendrons des structures permettant l’accueil des personnes en situation de handicap physique et mental

  • Favoriser les activités et apprentissages des personnes handicapées mentales et troubles associés, et de toutes les autres personnes handicapées, notamment la scolarisation mais aussi d’autres formations, et les loisirs dans le respect de leur être, de manière à ce que chacun trouve sa place et que l’exclusion soit définitivement bannie.
  • Valoriser le diagnostic précoce des enfants autistes, T.E.D, T.D.A.H, troubles DYS, ou troubles psychotiques, névrotiques, dépressifs etc…en créant une structure de dépistage et d’orientation pour tous, sans limites d’âge.
  • Développer des dispensaires pluridisciplinaires avec antenne CMP dans chaque quartier afin de permettre à tous les publics fragiles d’y accéder 7 jours/7 et notamment pour les personnes handicapées mentales/ troubles psychiatriques, qui se retrouvent en errance médicale à la sortie des hospitalisations sous contrainte, avec toutes les conséquences que cela implique pour elles-mêmes comme pour une société abandonnante.
  • Créer en urgence une maison des familles dédiées aux familles et accompagnants familiaux de malades handicapés mentaux/psychiatriques et/ou moteurs afin de couvrir leurs besoins spécifiques, les aider à sortir de leur isolement – voire leur proposer un couchage, un accueil, lors de visites au proche hospitalisé en cas d’éloignement géographique. Prévoir un audit pour établir les manques et y remédier sans délai.
  • Créer des foyers-logements médicalisés, publics ou associatifs dans tous les quartiers pour ces malades non-autonomes de tous âges afin de permettre une intégration progressive lorsqu’elle est possible et de les sortir de la rue ou de l’isolement, et par là, mieux les accompagner.
  • Augmenter le nombre de logements adaptés et accessibles, et permettre aux personnes handicapées de se reloger en fonction de leur état de santé.
  • Créer un pôle municipal de garantie des loyers pour les personnes handicapées, pour lesquelles il n’existe à l’heure actuelle plus aucun organisme d’aide à l’installation et au droit au garant (mis à part le FSL dans ses limites, qui n’inspire nulle confiance hors des bailleurs publics..).
  • Former les personnels municipaux et recruter des personnels compétents et motivés.

4. Garantir la sûreté et la sécurité de toutes et tous

Longtemps, la sûreté n’a pas été garantie équitablement aux Français.e.s. C’est la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 qui en fait un droit universel. Il s’agit pour nous d’assurer aux Bisontin.e.s ce droit à la sûreté. Nous considérons que les questions de sécurité, de tranquillité et du bien vivre ensemble, nécessitent une présence humaine sur le terrain. C’est en ce sens que nous agirons

Nous lutterons contre les trafics en tout genre

  • Remettre de la sérénité dans nos quartiers et assurer la sécurité et la tranquillité publique de ses habitant·es, en exigeant de l’État un renforcement des effectifs de la police nationale. Le maintien de l’ordre et la lutte contre les trafics sont des missions de police nationale.
  • Défendre le retour des services publics dans nos quartiers et la présence d’une police de proximité.
  • Demander l’élargissement des horaires d’ouverture et des effectifs du commissariat de police rue Picasso à Planoise, pour une présence humaine au quotidien.
  • Renforcer la coordination entre police municipale et nationale
  • Refuser d’armer la police municipale avec des armes létales
  • Lutter contre les rodéos urbains

Nous souhaitons pacifier les relations entre la police et la population

  • Prendre des arrêtés anti-LBD sur le territoire communal
  • Demander l’expérimentation par la police nationale du récépissé de contrôle d’identité sur le territoire communal ou intercommunal pour lutter contre le contrôle au faciès
  • Exiger le port du matricule RIO par les forces de police

Nous garantirons la tranquillité et la sécurité des femmes dans l’espace public

  • Développer les arrêts à la demande dans les services de transport qui, le soir, peut s’arrêter où le souhaite la personne
  • Aménager un environnement urbain favorable aux femmes (éclairage public, mobilier urbain…)
  • Mener des actions de sensibilisation sur le harcèlement de rue
  • Remettre sur pied le service des correspondant·es de nuit qui assurait un rôle de médiation et de tranquillité dans les lieux animés la nuit

Nous remettrons de l’humain et des services publics au coeur de nos quartiers

  • Remettre sur pied le service des correspondant·es de nuit qui assurait un rôle de médiation et de tranquillité dans les lieux animés la nuit
  • Assurer un service de nuit de la Police Municipale. Pour une police municipale qui retisse des liens de proximité et axée sur ses missions propres en lien avec les correspondant·es de nuit.
  • Favoriser le travail réalisé par les régies de quartiers. Ces structures sont créatrices de lien, d’activités et donc de ressources pour les habitant·es tout en leur permettant de prendre soin de leur environnement d’habitation.
  • Ré-installer des concierges et gardiens d’immeubles dans les HLM. Ils ont été supprimés et pourtant leur mission de lien, de médiation et de régulation étaient essentielles.
  • Créer une maison des associations à Planoise adaptée à la réalité des besoins du quartier le plus peuplé de Besançon
  • Donner les moyens pour un véritable service social d’accompagnement. Si elle ne détient pas tous les pouvoirs en matière administrative et sociale, une mairie peut agir pour favoriser ou rétablir le lien humain entre Administration et Administré.es, entre services sociaux et bénéficiaires. Encore faut-il qu’elle ait la volonté de promouvoir la solidarité et d’y mettre tous les moyens nécessaires.

5. Créer des emplois locaux

Nous voulons vivre, travailler et accéder à l’ensemble des services publics à Besançon. Face au modèle métropolitain, qui concentre tout et creuse les inégalités, nous voulons répondre à l’urgence écologique, en soutenant l’emploi local et en développant les circuits courts. Dans de nombreux domaines, notamment celui du bien-vivre ensemble et de la sécurité, il est nécessaire de recréer des emplois comme les gardien.ne.s d’immeubles dans les HLM publics, les travailleuses sociales et éducateurs dans les quartiers, les correspondant.e.s de nuit dans les lieux avec activités nocturnes.

Nous soutiendrons l’économie sociale et solidaire

  • Créer et soutenir les structures d’insertion par l’activité économique (régies de quartier, ateliers et chantiers d’insertion, marchés publics réservés, accompagnement, aide aux entreprises locales…)
  • Créer des coopératives d’activité et d’emploi (CAE) pour favoriser le développement de l’ESS et introduire des économies d’échelle pour lutter contre le gaspillage du capital : services mutualisés, bureaux ou locaux de stockage collectifs…
  • Accompagner les nouvelles formes collectives d’acquisition du foncier agricole pour favoriser et pérenniser des terrains d’agriculture biologique (association foncière, Terre de Liens…)
  • Embaucher un.e expert.e en reprise d’entreprise au niveau intercommunal pour accompagner, faciliter les démarches, donner de l’information et soutenir les salariés pour la reprise d’entreprises, notamment en SCOP
  • Maintenir et défendre les subventions aux associations (contrats aidés, subventions départementales et régionales) et aux entreprises de l’économie sociale et solidaire (SCOP…)

Nous développerons l’économie locale et les circuits courts

  • Mettre à disposition les moyens publics (mise à disposition de locaux, soutien financier, monnaie locale, systèmes d’échange locaux…) pour le développement au plus grand nombre des AMAP, des marchés paysans et des magasins de producteurs, d’épiceries coopératives permettant la commercialisation des productions locales
  • Créer, au niveau intercommunal, un service d’aide aux entreprises et producteurs locaux pour leur permettre de bénéficier des marchés publics : conseil, coopérative (SCIC) permettant aux producteurs de répondre de façon groupée
  • Créer un label pour valoriser et favoriser l’implantation de produits, artisans et petites industries locales
  • Favoriser l’essor et la pérennité de la Pive, monnaie locale complémentaire
  • Établir un centre de recherche low tech pour développer des emplois locaux et non délocalisables avec l’objectif de rendre le territoire plus autonome en solutions technologiques. Créer des synergies avec un éventuel pôle du réemploi et de la réparation.

Nous défendrons le petit commerce et l’artisanat

  • Aider, par la mise à disposition de locaux, à l’installation ou au maintien de petits commerces (librairie, boulangeries, boucheries, épiceries, maraîchers, cafés…)
  • Refuser l’ouverture des zones commerciales le dimanche
  • Créer et promouvoir les marchés locaux dans une démarche de valorisation des circuits courts et du vrac.
  • Refuser les permis de construire et modifier le plan local d’urbanisme de façon à empêcher la construction ou l’extension de toute nouvelle grande surface
  • Concevoir des quartiers d’artistes/artisans avec droit de préemption sur les locaux vacants (Battant et Rivotte) et aides spécifiques à l’installation

Nous lutterons contre le chômage et la précarité

  • Refuser les zones franches qui favorisent le développement de la précarité
  • Introduire des critères pour la création d’emplois locaux dans tous les appels d’offres
  • Refuser le recours aux travailleurs détachés, en surveillant les clauses d’emploi et de sous-traitance des appels d’offres, et en organisant un débat public avec les différents acteurs des filières concernées
  • Réfléchir à la mise en place d’un « Territoire Zéro Chômeur »
  • Soutenir l’association AC! Agir ensemble contre le Chômage dans ses missions, développer la permanence chômeur/chômeuse, informer sur l’accès aux droits

Nous soutiendrons et développerons l’agriculture biologique et locale

  • Promouvoir la création de « fermes urbaines »
  • Créer des commissions municipales ou/et intercommunales d’appui aux projets agricoles (commission pluraliste composées d’élu.e.s, d’agriculteurs et agricultrices, de propriétaires, de personnes ressources investies dans les questions d’alimentation…)
  • Adhérer au dispositif Vigifoncier et contractualiser avec la SAFER (et à terme avec les Établissements Publics Fonciers Ruraux proposés par la France insoumise à l’échelle nationale), pour repérer les terres qui se libèrent et consacrer un budget d’opportunité dans le budget municipal pour pouvoir réaliser les acquisitions de foncier agricole quand une occasion se présente
  • Proposer aux porteurs et porteuses de projets agricoles des baux ruraux environnementaux signés pour plusieurs années reconductibles et qui précisent que les terres devront être cultivées en agriculture biologique et avec montant de loyer attractif, ou des baux à usage incluant terres, bâti agricole et habitat dans le cas de reprise de zones délaissées
  • Proposer des services aux paysans et paysannes qui s’installent : location / mutualisation de matériel avec les services espaces verts (tracteurs …), aide aux investissements, offre de débouchés de commandes (par exemple pour la cantine et la restauration publique..), mise à disposition des lieux de vente (magasin de producteurs, marchés) ou de dépôts (AMAP, circuits courts, groupements de commande..), des espaces de travail et de réunion partagés pour favoriser les coopérations entre producteurs
  • Accueillir sur la commune les services aux porteurs et porteuses de projet et organismes de soutien à l’installation et à la transmission : assurer des permanences des services « point d’accueil installation », favoriser les pôles INPACT qui regroupent les associations de développement agricole et rural, avoir des actions d’accueil et d’animation pour l’insertion des nouveaux paysans et paysannes installé.e.s, prendre en compte et aider leurs besoins sociaux (logement, éducation…)
  • Promouvoir la permaculture par des actions d’éducation populaire, associant jardins partagés, écoles, EHPAD
  • Mettre en oeuvre des projets alimentaires territoriaux pour favoriser la production et la consommation de produits locaux et de qualité, en associant agriculteurs, communes rurales et urbaines, organismes de recherche, acteurs de l’ESS, associations…

6. Pour une culture et des loisirs populaires

Un sujet particulièrement vaste qui recouvre des domaines très divers, autant les acteurs que les institutions, le patrimoine comme l’activité économique (artisanat, lieu touristique).
Dans ces conditions, notre approche demande une « grande souplesse » et doit s’appuyer sur :
une prise de connaissance préalable et exhaustive de ce qui existe et ce qui se fait déjà
une valorisation de la création et des acteurs locaux
le développement d’espaces d’expérimentation, de création et de représentation
Nous devons donner confiance en l’avenir à toutes celles et tous ceux qui s’engagent dans les pratiques artistiques et culturelles, même si leur expérience est parfois éphémère !

Nous permettrons l’accès à la culture pour tous

  • Donner des moyens pour développer les festivals et évènements qui renouvellent le lien entre le public populaire et les artistes de la région.
    Exemples : Du Bitume et des Plumes, Détonation, Circasismic…
  • Aligner les aides aux pratiques artistiques amateur pour les familles les plus modestes sur celles existant pour les pratiques sportives.
  • Mettre en place avec les salles de spectacles des garderies ludico-culturelles pour permettre aux jeunes actifs de continuer à avoir des activités culturelles (notamment pour les parents isolés)
  • Enrichir les « parcours culturels » déjà proposés dans les écoles en partenariat avec les structures culturelles. Les étendre à des champs tels que : la culture scientifique, technique, ouvrière et agricole, la connaissance de la nature et de la biodiversité…
  • Ouvrir une Classe à Horaires Aménagés Théâtre au conservatoire, et implantée dans un collège populaire de la ville. La doter d’un objectif ambitieux de mixité sociale, de diversité et de parité.
  • Faire entrer le jeu vidéo et les œuvres numériques dans le catalogue des médiathèques de la ville.
  • Ouvrir une artothèque dans le réseau des médiathèques, où collectivités, associations et particuliers pourront emprunter des œuvres d’art (originales ou séries artisanales limitées). Soutenir la création plastique par une politique d’acquisition tournée en priorité vers les artistes locaux.
  • Maintenir la gratuité des bibliothèque et médiathèques. Aller vers la gratuité des musées municipaux.
  • Valoriser la culture populaire (genres dits « mineurs », cultures « geek » et « underground », jeu video et « IRL »…) en donnant des moyens et de la visibilité aux évènements existants (comme Ludinam par exemple..)
  • Valoriser les pratiques artistiques amateur. Structurer et clarifier les liens avec le tissu professionnel.
  • Créer des lieux pour les animations locales dans les quartiers (salles avec une jauge de 50-80 places). Recenser les besoins et sites disponibles en début de mandat pour concevoir les aménagements avec les associations et les habitants.
  • Favoriser la mise à disposition des bâtiments vacants pour des projets d’urbanisme temporaire et d’occupation innovante de l’espace qui favorisent le lien social par l’installation d’artistes, artisans, associations culturelles et sociales en s’inspirant du succès d’Hôp hop hop sur le site de l’Arsenal. Garantir l’autogestion de ces lieux par leurs occupants.

Nous soutiendrons la création artistique locale

  • Créer les lieux de taille intermédiaire qui manquent actuellement à Besançon pour la création et la diffusion des artistes locaux :
    – Théâtre / Danse / Arts vivants : une salle équipée pour les répétitions et l’accueil du public dans la grande halle de la friche artistique des Prés-de-Vaux et des studios de répétition rénovés.
    – Arts de la rue : une espace de création et d’expérimentation de plein air avec une « base arrière » couverte aux Près-de-Vaux.
    – Musique : une salle de concert d’environ 150 places équipée pour les musiques actuelles sur le futur site de Saint-Jacques.
    – Arts plastiques : une galerie avec un programme d’accrochage géré par un comité d’artistes locaux renouvelé chaque année.
  • Ouvrir la Friche artistique des Prés-de-Vaux à l’accueil du public. Confier la gestion aux artistes pour en faire un lieu plus dynamique et plus vivant. Garantir les moyens municipaux pour assurer la vie quotidienne du lieu (poste technique, aménagement des espaces communs).
  • Sécuriser le budget de la culture sur le mandat. Augmenter la part allouée directement à la création artistique sur le territoire.
  • Lutter contre la précarité des compagnies indépendantes en développant des conventions d’objectifs et de moyens sur au moins 3 ans. Sortir de la logique exclusive du financement au projet. Alléger les tâches administratives demandées aux associations culturelles
  • Travailler avec les institutions culturelles pour garantir aux artistes bisontins une diffusion à Besançon comparable à leur niveau de diffusion hors du territoire de la commune.
  • Exercer une veille active sur la création locale pour accompagner les propositions innovantes. Partir de l’existant plutôt que de plaquer des politiques décidées « depuis le haut ».
  • Mettre à la disposition des organisateurs d’évènements (festivals, concerts…) du matériel municipal pour atteindre l’objectif « zéro déchet ».
  • Créer un conseil d’orientation des politiques culturelles municipales composé à parité d’artistes indépendants, de représentants des institutions et associations culturelles et de citoyens tirés au sort, renouvelé tous les ans.
  • Faire un audit des moyens, des conditions de travail et de création pour étudier les disparités existantes sur le territoire. Lutter contre « l’uberisation » de l’économie de la culture en allant vers plus égalité et d’équité dans l’attribution des moyens, en posant notamment la question de l’égalité salariale…
  • Aider à l’installation d’artisans avec au besoin utilisation du droit de préemption sur les locaux vacants dans les quartiers (notamment à Battant)

Nous valoriserons le patrimoine et matrimoine bisontin

  • Valoriser la journée du matrimoine à égalité avec la journée du patrimoine
  • Valoriser le patrimoine populaire, ouvrier, paysan…
  • Soutenir les démarches entamées pour valoriser l’histoire horlogère de Besançon
  • Mettre en place un groupe de réflexion spécifique avec les acteurs et citoyens concernés : établir un état des lieux, analyser et évaluer leur usage, recenser les aides possibles

Nous lancerons de nouveaux alter-projets pour le site de Saint-Jacques et de la Citadelle

  • Créer une Cité de l’Utopie, lieu vivant, retraçant l’histoire sociale innovante de Besançon (ville de Proudhon, Fourier, des LIPs, Rhodia…) incluant une maison du peuple sur le site de Saint-Jacques.
  • Créer une « école du jardin planétaire » pour l’éducation à l’environnement et à l’agriculture paysanne sur le site des Vaîtes.
  • Revaloriser le site de la Citadelle du point de vue historique, car c’est une site classé « patrimoine mondial ». Organiser des expositions et notamment des installations ludiques sur la construction (tailleur de pierre, charpentier…). Fermer progressivement le zoo, et créer de nouveaux programmes de protection des espèces sauvages de notre région, comme par exemple les faucons, les chauves-souris, le lynx. Implanter des antennes type LPO et Athénas et réfléchir au maintien/développement de fermes pédagogiques.

7. Développer des pratiques sportives pour toutes et tous

Notre réflexion sur le sport ne peut se construire sans faire le lien avec d’autres thèmes comme l’éducation, l’insertion, la bonne santé, l’animation, l’image de la ville. Toute intervention municipale doit favoriser les moments de rencontre et de convivialité, préserver le bénévolat, aider les clubs de « quartier ». La ville, en tant qu’institution, ne doit pas se substituer aux associations, mais au contraire en faciliter la création et le fonctionnement dans un esprit d’insertion, de partage et d’ouverture.

Nous développerons des interventions en milieu scolaire

  • Faciliter et développer l’intervention de professionnel·les du sport dans le milieu scolaire (maternelle et primaire)
  • Permettre l’accompagnement des enseignant·es par des animateurs sportifs de clubs comme de la ville, médecins du sport, responsables de clubs, etc.
  • Aider le milieu associatif (aide financière et logistique – accès aux équipements, appui aux manifestations sportives – apport de personnels notamment, aide à la formation -encadrement, administratif et gestion, comptabilité

Nous développerons des pratiques sportives populaires et émancipatrices

  • Développement d’actions sportives gratuites pendant les vacances scolaires (type Vital’Eté)
  • Aider à la pratique et à l’insertion dans le sport des personnes en situation de handicap (accessibilité aux équipements / formation de cadres / promotion d’événements type Raid Handi Fort)
  • Aider les clubs pour leur permettre de faciliter la participation des femmes, tant dans l’encadrement que dans la pratique sportive.
  • Mettre en place des garderies ludico-sportives permettant aux parents, notamment aux femmes, de pratiquer une activité et/ou développer les activités parents/enfants.
  • Faire renaître les clubs de quartier pour favoriser le sport pour tou.tes
  • Protéger les pratiquant·es de sport de nature, en interdisant la chasse le dimanche
  • Financer à égalité les clubs sportifs féminins et masculins
  • Favoriser les formations diplômantes des encadrants aux associations.

Nous rénoverons et développerons des équipements sportifs

  • Rénover les équipements existants et les adapter à de nouvelles pratiques (Futsal par exemple), renforcer la convivialité en développant les lieux de socialisation (salle de rencontre / lieu de vie / bar / etc.) et à des pratiques portées par les habitant·es
  • Créer des équipements de proximité dans les quartiers (dont un nouveau gymnase à Planoise) accessibles à tout moment, voir couverts.
  • Créer des parcours urbain (notamment à Planoise)
  • S’interroger avec les clubs concernés sur l’opportunité de construire de nouveaux équipements spécialisés (salle d’escrime, d’haltérophilie, etc.)

Nous soutiendrons le sport de haut niveau

  • Soutenir les clubs de haut niveau car il permet de développer l’exemplarité, l’image d’un sport.
  • Accompagner dans la recherche éventuelle d’un emploi les sportif·ves de haut niveau
  • Soutenir les sportif·ves (notamment dans le handi-sport) pour faciliter la pratique au quotidien et la participation aux compétitions

Nous serons exemplaires du sport de quartier au sport de haut niveau en matière de zéro déchet

  • Mutualisation de logistique sportive : la municipalité met à disposition les équipements et les salariés de la ville pour les compétitions sportives. Innovation également dans la logistique avec toilettes sèches, vaisselle réutilisable, vitabris, poubelles de tri. Discussion avec la région et le département sur la mise à disposition des gymnases aux associations.
  • Création d’une recyclerie sportive ouverte toute l’année avec atelier de réparation des équipements sportifs pour les associations et les particuliers.

V. Des alter-projets pour préparer l’avenir

1. Un alter-projet pour le pôle St Jacques/Arsenal

Saint-Jacques et l’Arsenal appartiennent en partie au CHU, à la Ville et à l’Université. Ces anciens bâtiments constituent deux vastes lieux du centre-ville de Besançon et leur avenir est discuté en ce moment même, et le groupe privé Vinci promet d’empocher ce patrimoine. La municipalité sortante veut y voir une grande médiathèque, un« village des innovations » pour « s’ouvrir au business et à l’esprit start-up », géré le Crédit Agricole, un « centre des congrès » pour « s’ouvrir au tourisme d’affaires », accompagné d’un hôtel haut de gamme, un habitat connecté et intergénérationnel avec parking souterrain.

Nous souhaitons faire de Saint-Jacques un lieu ouvert aux luttes et d’éducation populaire

  • Être vigilants, comme futur maître d’œuvre, à ce que les caractéristiques du bâtiment de la Médiathèque et de sa construction permettent une gestion très économe en énergie. Associer les habitant·es et les personnels à toutes les étapes du chantier
  • Installer une Cité de l’Utopie, lieu vivant, retraçant l’histoire sociale innovante de Besançon (ville de Proudhon, Fourier, des luttes des LIPs et de la Rhodiacéta) incluant une Maison du Peuple.
  • Créer donc Une maison du peuple, lieu d’échange et de convivialité, ouvert aux associations, syndicats et aux habitant.e.s du centre-ville, ainsi qu’aux collectifs en lutte (Gilets jaunes, jeunes mobilisé·es pour le climat…)
  • Ouvrir Une maison des femmes, projet porté par le milieu associatif, qui réunirait au même endroit l’accueil des femmes victimes de violences, l’information et l’accès aux droits et l’information à la sexualité importante pour les jeunes. avec Solidarité femme, le CICS (Centre d’Information et de Consultation sur la Sexualité) et le CIDFF ( Centre d’information Sur les Droits Des Femmes Et Des Familles).

Nous y regrouperons les savoirs faire techniques et culturels allant dans le sens de l’écologie et du social

  • Ouvrir un centre de la réparation et du réemploi, sous la forme de locaux mis à disposition des entreprises ou associations faisant des ateliers de réemploi, de réparation (type repair-café). L’idée n’est pas de coordonner ces structures au sens d’en être le donneur d’ordres, mais bien de fournir un lieu leur permettant de se développer, de travailler ensemble et d’y mettre les moyens financiers et humains pour que cela fonctionne.
  • Créer une pépinière d’entreprises zéro déchet, pour favoriser la création d’emploi dans la transition écologique.
  • Installer un centre national des low tech, pour développer la recherche de solutions technologiques résilientes.
  • Ouvrir un espace de découverte des sciences et techniques lowtech à destination du jeune public (type “le quai des petits à Toulouse”).

Nous souhaitons faire également de Saint-Jacques un lieu de vie pour les Bisontins et Bisontines

  • Créer 600 logements mixtes (logement social et logement moyenne gamme d’accès la propriété).
  • Ouvrir un espace de cyclo-logistique : un entrepôt de quelques centaines de mètres-carrés, de plain-pied. Ce serait un véritable pôle d’échange permettant de livrer les marchandises dans le centre-ville en vélo-cargo, suivant l’exemple de la coopérative OLVO à Paris. Saint-Jacques est en effet un endroit stratégique, à proximité du tramway, ce dernier pouvant à long terme devenir un moyen d’acheminer les marchandises vers le centre-ville. Cela s’anticipe dès aujourd’hui.

2. Un alter-projet pour les Vaîtes : préservons les terres et le vivant pour l’avenir !

La ville de Besançon voit sa population stagner depuis des années et son centre-ville perdre des habitant·es. Pourtant les grands projets immobiliers ne cessent de sortir de terre. La politique des grands projets menée par le maire Jean-Louis Fousseret et son adjoint Nicolas Bodin a fait la démonstration de son échec. La lutte engagée aux Vaîtes est un exemple concret du refus de la «bétonnisation», du refus de la destruction de 15 ha d’espaces naturels et d’habitat d’espèces protégées.

Nous préserverons et développerons l’existant !

  • Maintenir l’activité maraîchère et la développer, en régie direct quand cela s’y prête. Les terres arables et les serres près du chemin de Brulefoin seront préservées.
  • Installer une conserverie municipale en SCIC pour la transformation de légumes sur un espace déjà artificialisé.
  • Préserver les jardins populaires. Les jardins cultivés aux Vaîtes ont un recrutement très populaire et intergénérationel. Nous souhaitons garder cette particularité et confier à une association de jardinières des Vaîtes la gestion des jardins (attribution des parcelles, gestion des déchets, matériel commun).
  • Installer une Maison des Jardiniers à la place de la Maison du Projet qui a été incendiée, avec une mise à disposition de gros matériel (dont un broyeur de végétaux BRF).
  • Travailler avec les jardinièr·es qui habitent aux Vaîtes, mais aussi souvent à Clairs-Soleils ou à Palente pour développer le compostage dans leurs quartiers d’habitation.
  • Sauvegarder et réhabiliter les espaces naturels et zones humides (nombreuses mares et petits points d’eau abritant des espèces protégées).

Nous ferons des Vaîtes un espace de promenade et de nature pour tou·te·s les Bisontin·es !

  • Ouvrir ce quartier et ces espaces naturels à l’ensemble des Bisontin·es en créant des chemins de promenade (pontons bois) qui permettront de circuler entre les jardins et les espaces naturels sans gêner ni les activités des jardiniers et leurs travaux, sans abîmer les jardins et sans perturber la faune et la flore. Les pontons bois permettront également une promenade accessible aux personnes à mobilité réduite.
  • Créer un sentier pédagogique sur le jardinage et la faune/flore présente aux Vaîtes. Nous travaillerons en lien avec les associations Jardins des Vaîtes, la LPO et FNE 25-90 qui sont investies pour la défense de ce lieu.
  • Créer une activité de jardinage en bacs surélevés, notamment là où les travaux ont déjà impacté la terre. Ces bacs permettront une pratique du jardinage pour des personnes à mobilité réduite dans un cadre naturel, et un travail pourra être mené avec l’Ephad voisin pour permettre une activité jardinage à nos aîné·es.
  • Installer des zones de pique-nique sur des espaces renaturés, là où la terre arable a été enlevée ou abîmée
  • Installer une « école du jardin planétaire », qui ne prendra pas sur les terres arables.. Cette école sera un lieu de formation pour enfants et adultes à la faune et la flore, un lieu d’expérimentation à une agriculture adaptée au réchauffement climatique et accueillera des classes vertes. Le « Jardin Planétaire » est un concept forgé par Gilles Clément.
  • En parallèle réhabiliter l’école Tristan Bernard, et y installer une classe à horaires aménagées « jardins/nature » en lien avec les Vaîtes, avec un véritable enseignement de qualité pour les enfants, sur le modèle des classes à horaires aménagées musique.

3. Faire de Planoise un écoquartier populaire !

Le PLRU – Plan Local de Rénovation Urbaine – tel qu’il est conçu actuellement prévoit la démolition de presque 1200 logements sans qu’il y ait eu de réel moment de concertation avec les habitant·es de Planoise, ni que le Conseil citoyen ait été écouté sur ces questions. Outre les démolitions, de nombreuses « résidentialisations » sont prévues, qui correspondent en fait à des privatisation d’espaces auparavant publics. Nous pensons au contraire partir des nombreux atouts de Planoise pour en faire un modèle d’écoquartier populaire.

Nous aurons une véritable politique du logement solidaire et concertée avec les habitant·es

  • Mettre en application des moratoires sur les démolitions de logement – les habitant·es doivent être associés aux décisions d’urbanisme, une Charte du relogement exigeante sera réellement appliquée.
  • Remettre en place des concierges dans les immeubles qui permettront à la fois d’assurer une présence humaine sécurisante et d’aider à la gestion collective des déchets, dont le compostage en pied d’immeuble.
  • S’opposer au principe de résidentialisation et garder les espaces verts et la voirie dans le domaine public.
  • Développer les initiatives de jardins partagés et soutenir fortement les initiatives déjà engagées (comme celle portée par le Conseil Citoyen et l’association PARI d’un jardin sur le modèle des Incroyables Comestibles). Ces jardins permettront de valoriser le compostage de pieds d’immeubles

Nous adapterons la voirie pour faire de Planoise un écoquartier

  • Développer les infrastructures dédiées aux modes doux permettant de traverser le quartier de manière agréable et sécurisée.
  • Mettre en place, avec les habitant·es, un plan de stationnement voiture avec la création de parkings-silos en périphérie de quartier pour libérer des espaces en pieds d’immeuble et leur redonner un usage social

Nous réviserons la politique de gestion des déchets pour l’adapter aux réalités de ce quartier populaire

  • Renforcer l’information, la formation, l’accompagnement de la population au tri des déchets, via l’école et les enfants. Appuyer l’implication des associations et des organismes bailleurs.
  • Multiplier les équipements comme les composteurs au pied d’immeuble avec les moyens de gestion nécessaires et avec l’implication des concierges
  • Mettre en place un service de récupération des encombrants et équipements électriques et électroniques
  • Faciliter l’obtention du badge d’accès aux déchetteries
  • Lutter contre le sur-emballage, en encourageant la vente en vrac, avec un travail de sensibilisation auprès des commerces de quartier, grandes et petites surfaces.
  • Accompagner les volontés de créations d’entreprise, et créer une pépinière de TPE/PME, notamment dans les activités zéro déchet.

Nous mènerons des actions pour renforcer les liens sociaux et la citoyenneté

  • Soutenir les évènements créés autour de ces espaces que sont les jardins partagés.
  • Encourager les fêtes des voisins dans les HLM. Contrairement aux copropriétés où il y a des AG, il n’y a aucun moment officiel de rencontre dans un HLM entre les habitant·es.
  • Créer une Maison des Associations à Planoise, ce qui est une demande forte, pour en faire un vrai ciment pour les habitant·es de Planoise, avec des moyens et des salles mutualisées. Nous en ferons également un lieu de culture populaire.
  • Travailler avec le théâtre de l’Espace – scène nationale implantée à Planoise, pour faire connaître la programmation et augmenter la fréquentation auprès des habitant·es.
  • Mettre en place une réelle démocratie, en commençant par faire bien fonctionner l’existant et par prendre en compte les avis du Conseil Citoyen de Planoise.

Nous valoriserons les friches

  • Favoriser les espaces d’expression artistique, populaire.
  • Soutenir des projets de serres agricoles pour relocaliser la production avec des emplois locaux.
  • Créer de nouveaux espaces arborés, avec des installations permettant les barbecues en famille pour l’été. Nous répondrons à la demande des habitant·es d’arbres et arbustes fruitiers