Rencontre avec le collectif « Cantines en colère »

Ce lundi 25 novembre, plusieurs membres de Besançon Verte et Solidaire sont allés à la rencontre du collectif « Cantines en colère » . Ce collectif est né en septembre 2019, suite au refus d’inscription des enfants de 15 familles, à la cantine, alors même que leur dossier était complet et avait été déposé dans les temps à la mairie.

logo du collectif « Cantines en colère » sur twitter

500 familles privées de cantine à Besançon

Les 15 familles en question ont été averties par courrier simple de la ville de Besançon fin août 2019 du refus d’inscription de leurs enfants à la cantine à la rentrée. Très vite, les familles se sont regroupées pour monter un collectif et se faire entendre. Finalement reçues par les services de la ville après une mobilisation efficace, des solutions au cas par cas ont pu être trouvées la plupart du temps dans les semaines suivantes.

Pour autant la situation est loin d’être réglée à Besançon. En effet, la loi de janvier 2017 relative à l’égalité et à la citoyenneté impose aux municipalités l’accès égal de tous les enfants aux services publics et donc à la restauration scolaire publique. La Ville de Besançon, qui ne respecte pas cette obligation légale, connaît depuis lors des affaires régulières liées au refus d’inscription d’enfants à la cantine, et a déjà été condamnée par le Tribunal Administratif. Au-delà des 15 familles mobilisées initialement, le collectif « Cantines en colère » se bat aujourd’hui pour faire reconnaître et appliquer ce droit d’accès à la cantine pour tous les enfants. Ce sont aujourd’hui 500 familles, qui sont illégalement privées de cantine, car les dossiers n’ont pu être rendus dans les temps ou l’ont été de manière incomplète. A titre d’exemple, comment une famille emménageant à Besançon en août peut-être rendre son dossier à temps en juin ?

Besançon fait encore une fois figure de triste exemple au niveau national et a été épinglée par le Défenseur des Droits dans un rapport rendu en mai 2019, qui rappelait que le droit à la restauration scolaire impose d’adapter et de proportionner le service de cantine au nombre d’enfants scolarisés. Alors qu’à l’échelle nationale, 70% des élèves inscrits à l’école vont à la cantine, ce chiffre tombe à 50% à Besançon.

Rencontre avec « Cantines en colère »
De gauche à droite : Claire Arnoux et Guillaume Fulconis (Besançon Verte et Solidaire), Julie Chettouh et Alice Cnockaert (Cantines en colère), Stéphanie Fouani (Besançon Verte et Solidaire)

Se mettre en conformité avec la loi et accueillir tous les enfants à la cantine !

Le collectif « Cantines en colère » continue à se mobiliser et à proposer des solutions pour remédier à cette situation. En effet, la cuisine centrale, qui produit 5500 repas par jour est largement sous-dimensionnée, les capacités d’accueil des locaux de cantine dans les écoles également, et il faudrait recruter du personnel encadrant.

La première mesure prise par Besançon Verte et Solidaire une fois la liste élue consistera donc à se mettre en conformité avec la loi. Il n’est pas impossible que cela nécessite d’avoir recours temporairement à des prestataires extérieurs pour approvisionner les écoles (merci le bilan de l’équipe Fousseret !!). La construction d’une deuxième cuisine centrale est nécessaire : l’occasion de mettre en place de nouvelles façon de faire en privilégiant le bio, local, « fait maison ».

Le collectif « Cantines en colère » réfléchit à des solutions pour permettre la mise en conformité avec la loi à Besançon : tous les enfants doivent avoir accès à la cantine !

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